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lundi 6 février 2017

Conditions de refus d'un titre domanial



Conditions de refus d'un titre domanial

Un arrêt du Conseil d'Etat en date du 25 janvier 2017 (CE 25 janvier 2017, n° 395314) fait suite à la demande du préfet d’annuler la délibération du conseil municipal de la commune de PortVendres du 2 février 2011 par laquelle il refusait de renouveler la convention d’occupation d’un immeuble conclue avec l’Association départementale des pupilles de l’enseignement public des Pyrénées-­Orientales (ADPEP 66).

Par un arrêt du 13 octobre 2015, la Cour administrative d’appel de Marseille avait confirmé le jugement du tribunal administratif de Marseille du 21 juin 2013 annulant ladite délibération.

Le Conseil d'Etat rappelle les critères d’identification du domaine public, précisant que l’association qui occupe l’immeuble en question participe au service public de la protection judiciaire de la jeunesse et que l’immeuble est spécialement aménagé à cet effet. Ce dernier appartient ainsi au domaine public communal, et celle-ci peut disposer de ses biens librement, mais doit ainsi prendre en compte la continuité dudit service public dans ses décisions s’agissant notamment du renouvellement d’un titre domanial (dont on rappellera le caractère précaire et révocable) ou du refus de renouvellement pour un motif d’intérêt général, par exemple pour la réalisation duquel elle aurait eu besoin de l’immeuble en cause.

En l’espèce, le pourvoi est rejeté, ces deux conditions cumulatives n’ont pas été respectées, le refus de renouvellement n’était pas justifié.

Adrien Fourmon

mardi 25 mars 2014

Projet de production d'électricité à base de géothermie sur l'île de la Dominique avec interconnexion électrique pour le raccordement par câble sous-marin de la Guadeloupe, et de la Martinique

Par un communiqué de presse du 21 mars 2014 le ministère des Outre-mer Victorin LUREL a annoncé la relance du projet de géothermie à la Dominique, un consortium formé de CDC Infrastructure, GDF SUEZ et NGE Groupe ayant officiellement mercredi fait part le 19 mars dernier au gouvernement du Commonwealth of Dominica de son intérêt à développer un projet de production d'électricité à base de géothermie sur l'île de la Dominique, qui devrait contribuer à réduire les coûts de production d'électricité et les émissions de gaz à effet de serre, tant à la Dominique que dans les Antilles françaises (Guadeloupe, Martinique).

Les études du gisement géothermique menées en Dominique ont confirmé une ressource importante suffisante pour assurer l’autosuffisance énergétique de l’Ile de la Dominique, et envisager une exportation via des câbles sous-marins de l’électricité excédentaire produite.

Ainsi, ce projet de coopération régionale en matière de développement des EnR (programme Interreg) serait ainsi développé en deux phases: 
- une première phase visant à approvisionner le marché domestique de la Dominique, et 
- une seconde phase visant à exporter de l'électricité vers les Antilles françaises (Guadeloupe, Martinique) par câble sous-marin.

Pour consulter le communiqué de presse
http://www.outre-mer.gouv.fr/?relance-du-projet-de-geothermie-a-la-dominique.html

Adrien FOURMON

vendredi 1 mars 2013

Plein cap sur la mer et accélération du déploiement des énergies marines: la France veut devenir leader mondial

Delphine Batho a présenté le 25 février 2013 à Cherbourg (Manche), lors d'une visite consacrée aux énergies marines renouvelables, la feuille de route du gouvernement pour accélérer le déploiement des énergies marines. La ministre de l’Ecologie a notamment annoncé le lancement prochain d’un appel à manifestation d’intérêt.

Pour bâtir une filière tricolore, un « plan stratégique pour les énergies marines » a été commandé au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et au Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET). Ses résultats sont attendus pour le 15 mars. Ce plan sera présenté dans le cadre du débat national sur la transition énergétique. "Ce rapport permettra de prendre les décisions rapides attendues par les industriels pour les mécanismes de soutien aux fermes pilotes hydroliennes (appel à manifestation d'intérêt, mise en place d'un tarif de rachat de l'électricité produite par les fermes pilotes", a indiqué le ministère de l'Ecologie. 

La ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie Delphine Batho a en effet affirmé que la France "a le potentiel pour devenir leader mondial" dans ce domaine, déclarant "nous sommes la deuxième puissance maritime mondiale et nous avons le deuxième gisement d'Europe d'énergies marines".

Selon la ministre de l'Ecologie, l'hydrolien en France représente un potentiel de 10.000 emplois.

La France dispose en effet du deuxième gisement européen avec un potentiel exploitable de 2 à 3 GW, principalement concentré dans deux zones au large de la pointe de la Bretagne, entre Ouessant et le continent, et autour du Cotentin, dans le raz Blanchard et le raz Barfleur. 

La ministère Delphine Batho pointe le fait que "la France dispose d’un fort potentiel de développement pour les énergies marines renouvelables. Avec les connaissances actuelles, on estime le potentiel de puissance totale installable en France (hors éolien en mer), à moyen terme, entre 3 et 5 gigawatts (GW)". Au sein des énergies marines renouvelables, l'hydrolien (énergie des courants marins) occupe une place de premier plan.

Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) sur les énergies marines doit être lancé entre fin février et début mars. Cet AMI vise à développer des briques technologiques et des démonstrateurs de recherche, nécessaires pour permettre un déploiement à grande échelle de ces énergies - énergie hydrolienne, houlomotrice (mouvement des vagues), éolienne flottante et thermique des mers (exploitation de la différence de température entre les eaux de surface et les eaux profondes des océans) - ainsi que des démonstrateurs de recherche concernant uniquement l'énergie houlomotrice. Ces innovations devraient démarrer à l'horizon 2016.

Les dates de clôture serait fixées à juillet 2013 pour les projets demandant une aide de l’Etat ; et à juillet 2014 pour les projets demandant un investissement en capital. Le gouvernement table notamment sur l’hydrolien, avec un potentiel exploitable estimé entre 2 et 3 GW pour la France.

Pour cette filière, un travail de concertation doit être engagé avec les usagers de la mer par les préfets de Basse-Normandie et de Bretagne, ainsi que les préfets maritimes (Manche, Mer du Nord, Atlantique), pour identifier des zones propices au développement de moyens de production hydroliens pilotes.

Par ailleurs, des études de connaissance physique doivent être lancées, annonce le ministère, « pour lever les risques géophysiques, géotechniques, météorologiques et océanographiques ». Enfin, un groupe de travail sera créé sur le cadre juridique et économique du raccordement au réseau électrique.

Ces zones, d'une superficie de deux à trois kilomètres carrés, seront positionnées au sein des "macro-zones" pré-identifiées comme techniquement et économiquement favorables au développement de l'hydrolien (raz Blanchard, raz Barfleur et passage du Fromveur, au large d'Ouessant), a indiqué le ministère de l'Ecologie.


Adrien FOURMON

mardi 17 avril 2012

Développement de la géothermie dans les Caraïbes

Le projet Géothermie Caraïbes vise au développement des ressources géothermiques haute énergie de cette région pour la production d'électricité, et en particulier de celles de l'île de la Dominique située à égale distance entre la Guadeloupe et la Martinique.

Le développement de cette ressource permettrait d'alimenter la Dominique en faisant le premier pays dont l'intégralité de la production d'électricité serait d'origine électrique. Cette ressource est potentiellement suffisamment importante pour permettre d'envisager l'exportation d'électricité vers les îles voisines de la Guadeloupe et de la Martinique se substituant ainsi à l'importation de fuel et créant de nouvelles ressources financières pour la Dominique.

La Région Guadeloupe va collaborer avec la Caisse des dépôts et de consignation en signant un protocole d’intention concernant le programme INTERREG IV, « Géothermie Caraïbe-Phase 2 » destiné à voir l’émergence d'un projet phare pour le territoire guadeloupéen et les Caraîbes.

La Région Guadeloupe, en tant que chef de file du programme, poursuit son implication dans une nouvelle phase destinée à accompagner le projet de développement de la géothermie en Dominique et d’interconnexion électrique entre les îles de Guadeloupe, Dominique et Martinique par câbles sous-marins.

Au titre du programme INTERREG IV, la Caisse des Dépôts a l’intention de participer au financement d’une étude en vue de la mise en place d’un dispositif financier de garantie pour les phases initiales des projets géothermiques et de couverture du risque géologique en Caraïbes. Au-delà de cette contribution au programme INTERREG IV, la Caisse des Dépôts examinera la possibilité d’intervenir comme investisseur sur des projets de développement de la Géothermie en Guadeloupe.

Adrien FOURMON

vendredi 26 août 2011

Le Grand Port Maritime de Bordeaux souhaite développer sur son domaine l'industrie de l'éolien off shore

Le Grand Port Maritime de Bordeaux souhaite développer son terminal portuaire du Verdon-sur-Mer par l'implantation d'activités industrielles nécessitant la proximité d'infrastructures portuaires.

Les projets d'énergie éolienne, notamment off shore, prévus en France et en Europe nécessitant des emplacements portuaires performants, le Port de Bordeaux propose à proximité immédiate de ses infrastructures portuaires les disponibilités foncières suivantes :
• Une Zone industrialo-portuaire avec un port en eaux profondes.
• Un terminal portuaire équipé de portiques, d'une rampe pour navires rouliers et disposant d'aire de stockage.
• Une zone foncière adaptée pour l'installation de prototypes d'éoliennes.
• Un hangar de 12 000 m².

D'après l'avis de publicité publié par le Port de Bordeaux, la recherche d'un projet industriel a pour vocation de contribuer à la consolidation et au développement de tous les projets du Port de Bordeaux, mais également de l'ensemble de la place portuaire.

Ainsi, cet appel à candidature est consultable et téléchargeable à partir du 15 juin 2011 dans la rubrique Actualités du site internet du Port de Bordeaux:
http://www.bordeaux-port.frlfr/aetualite/aetualite.esp

Celui-ci s'adresse aux opérateurs économiques porteurs de projets de développement industriel générateurs de trafic maritime auxquels le Port de Bordeaux propose d'occuper son domaine et d'utiliser ses infrastructures.

Par cette démarche, le Port de Bordeaux entend favoriser sur ces espaces l'émergence de projets compétitifs, le cas échéant complémentaires, parfaitement intégrés dans leur environnement, de nature à développer l'alternative maritime et contribuant au développement de la Pointe du Médoc.

Le candidat retenu se verra attribuer de façon transparente une convention de réservation d'une durée de 3 ans, délai durant lequel il devra élaborer son projet industriel et obtenir toutes les autorisations nécessaires au fonctionnement de ses installations.

A l'issue de cette convention de réservation et dans la mesure où le titulaire aura obtenu l'ensemble des autorisations, le Port de Bordeaux signera avec le candidat une convention d'occupation temporaire dont la durée reste à définir; celle-ci devra permettre au titulaire d'amortir ses investissements et de consolider son projet.

Les dossiers de candidature sont à remettre au plus tard le 15 SEPTEMBRE 2011. Le candidat sera désigné au plus tard le 15 novembre 2011.

Adrien FOURMON